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Kenjutsu


Le kenjutsu (剣 術), qui est antérieur au kendō moderne, est l'art d'utiliser le sabre japonais. Le terme renvoie habituellement aux méthodes ou aux techniques de maniement du sabre des écoles traditionnelles, appelées koryū (古 流), c'est-à-dire les écoles japonaises d'arts martiaux qui furent fondées avant 1868 (Restauration Meiji).

Bien que le terme kendō (剣 道, lit. "la voie du sabre") puisse être utilisé pour indiquer la pratique du sabre japonais de manière générale, il est, de nos jours, plus souvent utilisé pour décrire ce que l’on pourrait appeler le "shinai-kendō" (kendō moderne utilisant des sabres de bambou, appelé "shinai").

Le kenjutsu florissant à la fin de la période Edo, entra, dans un déclin temporaire, conséquences de la Restauration Meiji, époque durant laquelle le Japon commença développer des forces armées modernes inspirées du modèle européen. Le kenjutsu perdit grandement de sa popularité et ce  jusqu'à ce qu’en 1879, moment où les forces de police de Tōkyō, suivies ensuite par l'armée, entreprirent de renouer avec la pratiques du sabre. Cependant, après la Restauration de Meiji, les disciplines modernes furent privilégiées par rapport aux anciennes traditions. Parallèlement au développement du kendō, plusieurs organisations de iaidō firent leur apparition, et suivant la tendance générale,  elles remplacèrent le suffixe "-jutsu" par "-dō" afin d’en souligner l'aspect spirituel et/ou philosophique. Les techniques destinées à « dégainer » le sabre rapidement (connues sous le nom de "batttōjutsu") furent transformées en un art martial appelé "iaidō" ("la voie de l'être harmonieux").

En 1945, après la défaite et l'occupation du Japon par les puissances alliées, l’enseignement public du kendō fut interdit en raison de son implication dans l'endoctrinement des années de guerre. Il ne fut que complètement réhabilité en 1953, après la guerre de Corée. À cette époque, peu de personnes furent aussi influentes que Sasamori Junzō (1886-1976), qui fonda, et y officia en tant que président, la Zen Nihon Shinai Kyogi Renmei (Fédération de compétition au sabre de bambou). Sasamori Junzō en plus d'être Sōke de la Ono Ha Ittō Ryū obtint également le 10ème dan et fut l'auteur du livre "This is kendō". Du fait de l’accent, de plus en plus, placé sur l’aspect compétitif, l’utilisation du shinai (sabre de bambou) et d’un équipement de protection typique, l'intérêt pour les techniques traditionnelles de combat au sabre connût un nouveau déclin. L’iaidō devint, de plus, l'un des arts du sabre les plus populaires du Japon.

En dépit de tout cela, quelques anciennes écoles survécurent et continuent de préserver leur important héritage japonais. Parmi elles, la Ono Ha Ittō Ryū (小野 派 一刀 流) est toujours l'une des écoles traditionnelles de kenjutsu parmi les plus influentes au Japon.

Vous trouverez des informations sur les écoles japonaises traditionnelles dans l’article suivant (en anglais): Traditional Japanese Martial Systems

 

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